25/05/2007
Naissance d'un parti politique : le MoDem
Je suis arrivé jeudi 24 mai vers 18 heures au Zénith de Paris, inquiet, résigné, troublé, voir même un peu perdu. J'en suis reparti vers 22 heures, confiant, joyeux, plein d'énergie et porteur d'un projet clair pour l'avenir. Sachez que je milite pour l'UDF et le MoDem depuis le début d'année, de manière active, sans jamais avoir pris la carte au parti. Mon aversion des étiquettes m'a fait rester dans la "société civile" alors même que je revenais du siège de campagne les bras chargés de tracs et d'affiches. Eh bien jeudi soir, en rentrant chez moi, j'ai allumé mon ordinateur, je me suis rendu sur le site www.bayrou.fr et j'ai rempli le formulaire de pré-adhésion au Mouvement Démocrate, enfin, avec une conviction et une foi inébranlables en mon choix, avec la certitude que je réalisais là l'acte le plus important de mon histoire politique, avec un engagement si profond qu'il me venait des tripes. Cette force intérieure, qui me permettra d'abattre les murs qui se dresseront devant moi, ce feu, ce brasier, je le dois à François Bayou qui a su souffler sur les braises de l'espoir que je couvait.
Ce soir là, j'ai vu des gens de tous les âges, de tous les milieux, rassemblés par milliers, venus transmettre un message d'espoir, tout d'abord pour François Bayrou qui ne pus parler durant plus de 5 minutes en raison de l'ovation qui lui était faîte, mais également un message pour tous ceux qui ont cru en lui, un message pour le peuple français, peut être même un message pour l'Europe. Ce message, c'est un grand non à la bipolarisation fossilisée du monde politique, un grand non à la fatalité et à l'injustice qui sclérose le progrès et les diverses communautés françaises, un grand non à tout ce qui fragilise la démocratie dans notre société, tel que le dangereux flirt des médias et du pouvoir. Mais ce message fut également un grand oui à l'unification des forces de travail pour le bien de tous, un grand oui au dialogue, à la réorganisation du monde politique, un grand oui à la démocratie, une véritable démocratie au sein de laquelle toutes et tous peuvent se reconnaître et être représentés, un grand oui à l'entraide et à la solidarité, à la nécessité d'une orientation écologique véritable et responsable.
Ce soir là, j'ai vu et j'ai entendu des sympathisants, des militants et des élus de divers horizons défendre ensemble un projet commun, des valeurs communes, des valeurs démocratiques et républicaines, mais aussi tout simplement des valeurs humaines.
Et j'y ai vu un homme, incarnant parfaitement ces valeurs, un homme dont le courage fut mis à l'épreuve au delà de ce que je ne pourrais jamais supporter et qui pourtant se tient toujours debout. Aujourd'hui, je ne doute plus un seul instant d'y avoir vu un grand homme.
Ceux qui me connaissent savent que je suis plus un philosophe qu'un politicien, que les valeurs m'importent bien plus que les idées, que l'honnêteté, la transparence, la fidélité, l'intégrité, l'intelligence, le courage et la bonté d'âme (si rare en politique !) sont pour moi les véritables forces motrices de mon engagement. Une idée, ça se construit, ça grandit, ça évolue, ça doit évoluer, s'adapter. Un projet de société, c'est un ensemble d'idées. Ce qui donne de la consistance au projet, de la cohérence, de l'avenir, ce qui garanti qu'il évoluera dans le bon sens, c'est les valeurs sur lesquelles il repose et qui le cimentent.
Dire que le MoDem incarne toutes ces valeurs reviendrait à le qualifier de révolutionnaire. Et je le dis. Ce que propose le Mouvement Démocrate, c'est une véritable révolution pacifique. Le combat que nous menons ressemble à celui mené jadis par les grands penseurs grecs qui furent les théoriciens de la démocratie moderne. Nous proposons de révolutionner la sphère politique et de bâtir une société qui oeuvre dans le sens de l'intérêt général.
Je suis adhérant au Mouvement Démocrate.
Eric
16:35 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10/04/2007
Désir d’un avenir différent
Franchement, et si on passait à autre chose ? Je suis las de subir ce drôle de manège, alors je pose la question : et si le temps était venu de bouter les belliqueux hors de nos formations, de ranger les armes et d’apprendre à s’ouvrir, à dialoguer, à annoter les livrets des partis politiques sans craindre l’hérésie et le pilori ?
Vous tous qui votez, qui soutenez telle ou telle valeur, qui militez pour telle ou telle idéologie, c’est vous le cœur de la politique française, ce n’est pas ces quelques « chefs à penser » qui se permettent de vous imposer un programme comme un tout indissociable et non comme une sommes de mesures diverses et variées. Soyez libres dans vos têtes, émancipez-vous des routes toutes tracées et prenez le temps d’admirer le paysage. S’ils vous rejettent pour votre liberté de réflexion, c’est eux-mêmes qu’ils discréditent. Battez-vous pour des valeurs, pas pour une étiquette. Gardez vos sensibilités politiques, vos couleurs, mais venez discuter avec moi, avec nous, avec eux, avec ceux qui ne sont pas déjà convertis à votre cause, afin d’enrichir le débat et d’en faire émerger un projet de société réaliste et sincère. Et si vous engagez le dialogue pour convaincre, acceptez également la possibilité d’être convaincu, car le fanatisme idéologique n’a jamais débouché sur autre chose que le conflit. La diversité des idées n’est pas synonyme de chaos, c’est une richesse !
Eric
00:15 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04/04/2007
Le contre-pouvoir dans un gouvernement d'union
J’ai vu aborder la question du contre-pouvoir soi-disant absent dans un système d’union nationale, ce qui serait extrêmement dangereux car il s’agirait de faire une sorte de chèque en bois à une majorité sans opposition, c'est-à-dire libre de ses actes, sans aucun contrôle extérieur. J'y ai réfléchi longuement car l'argument semble valable, et je ne peux en déduire qu'une chose : cette idée implique une mauvaise compréhension de la démarche de François Bayrou. En effet, rassembler n'est pas uniformiser ! Il ne s'agit pas du parti unique, comme l'a souhaité Jacques Chirac, mais bel et bien d'un travail collaboratif, comme on le rencontre souvent dans le monde de l'entreprise, une union des forces vives et des bonnes volontés de notre pays pour construire une France ouverte, solidaire et efficace, une France qui avance, une France qui cesserait enfin de se comporter comme Pénélope (référence : elle défaisait la nuit ce qu'elle tissait le jour, voir le mythe d'Ulysse). La démarche de François Bayrou, c'est de recourir à des personnalités de gauche pour mener à bien certains projets, et de recourir à des personnalités de droite pour en réaliser d'autres, des projets dont certains prennent pour priorité le bien être individuel des citoyens ou encore leur sécurité, et dont d'autres prennent pour priorité la croissance économique de la nation ou encore la valorisation de ses ressources. En ce sens, l'opposition existe toujours, les courants politiques continuent d'exister, à la différence près que chacun d'entre eux à l'occasion d'oeuvrer pour le pays sans nécessairement devoir attendre les prochaines élections. Les membres du gouvernement gardent leur liberté de penser, leur liberté de choisir, de voter, etc. J'en veux pour preuve les votes des élus UDF : il arrive qu'une partie des députés approuvent des lois alors que d'autres les rejettent, les élus ne sont pas des petits soldats bien dressés, le débat est toujours ouvert, ils ont développés l'art du consensus et lorsqu'il faut trancher c'est la majorité qui l'emporte. Chacun a sa chance de convaincre les autres, mais la décision demeure démocratique. Le contre-pouvoir ne cesse donc jamais d'exister.
Je me permets d'ajouter à cela que le véritable contre-pouvoir, à mon sens, c'est celui exercé par la population, et qu'à ce jour la démocratie française ne permet pas au peuple français d'assurer efficacement ce rôle, ce qui est fort dommage. Hors, l'UDF est un parti politique résolument démocratique, car c'est là la garanti d'un gouvernement sain.
Samenta
12:10 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29/03/2007
Un centre sans parti pris
Certaines figures du Parti Socialiste, pour contrer ce qu'ils nomment eux-mêmes le "risque UDF", qualifient le parti centriste d'être en réalité un parti de droite. Quelle est la pertinence d'une telle affirmation ? Sur quelle analyse se base-t-elle ? Je vous propose ici mon propre point de vue, moi qui suis sur le terrain.
Soyons honnêtes jusqu’au bout, une bonne partie des élus UDF des années 90 ont, par le passé, penchés à droite. Cela peut s’expliquer de bien des manières, mais c’est à mes yeux une réalité. C’est d’ailleurs ce qui m’a longtemps fait hésiter à accorder ma confiance à l’UDF dans son projet « centriste ». Mais le plus important est de savoir avec précision si cela est toujours le cas aujourd’hui, car c’est bien du présent qu’il s’agit. Force est de constaté que les élus concernés sautèrent quasiment tous dans le train de l'UMP de Jacques Chirac lors de sa réélection en 2002, et les quelques opportunistes restant ne manquèrent pas le train de 2007 avec Nicolas Sarkozy. Bien que ces désertions causèrent beaucoup de tords à l'UDF, je juge pour ma part que cela a eu au moins le bénéfice de purger le parti centriste des opportunistes de tous poils qui se servaient de l'UDF comme structure tremplin pour leur carrière à droite. De ce fait, les membres actuels de l'UDF ont prouvés leur sincérité et leur engagement envers le système de valeurs qui est le nôtre.
François Bayrou a-t-il finalement réussi dans son entreprise de tirer son parti à gauche pour le recentrer ? C’est pour tirer cela au clair que j’ai moi-même entrepris de jauger l’UDF de l’intérieur. J’ai contacté des élus et j’ai longuement discuté avec eux (je rappel que je n’étais pas militant UDF, ni même adhérant, il y a encore quelques semaines !), j’ai assisté à des conseils municipaux en leur présence, j’ai parlé avec des militants au siège de l’UDF, etc.
Et j’ai pu m’en faire une idée claire : cette volonté de recentrement est bien réelle sur le terrain. Mieux que ça, c’est la volonté de se défaire des étiquettes gauche et droite qui est bien présente dans les esprits, la volonté de pouvoir choisir une mesure favorable au redressement de la France sans se soucier de sa couleur idéologique ! Aujourd’hui, je suis moi-même devenu un exemple de la présence de ce centre-gauche qui apporte à l’UDF l’équilibre dont le parti avait besoin. Alors oui, l’UDF est aujourd’hui un véritable parti du centre, ouvert des deux côtés, je le sais de conviction, je le sais parce que je le vis de l’intérieur.
Eric
12:40 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27/03/2007
Rassembler n'est pas Uniformiser
Voici comment je conçois le gouvernement d’union nationale. Pour commencer, cela n’a rien à voir avec un parti unique. Il ne s’agit aucunement de fusionner plusieurs idéologies pour n’en obtenir qu’une seule au finale. C’est la pluralité des idées et des compétences qui nous intéresse et qui sera source de progrès.
Au sein d’un gouvernement d’union nationale, plusieurs courants politiques peuvent être présents, avec le souci que ces courants représentent une bonne majorité du peuple français, ce qui n’est rien de plus qu’une conception purement démocratique du gouvernement et de sa représentativité (quand on voit que les plus grands partis politiques obtiennent des intentions de vote situées, au maximum, entre 25 et 30% au premier tour de la présidentielle 2007, on peut s’interroger sur la représentativité nationale d’un gouvernement exclusivement composés de l’un de ces partis, qui est loin d’être réellement majoritaire).
Les membres du gouvernement ne changent pas obligatoirement de parti, ils gardent leurs sensibilités et leurs valeurs politiques et morales, et ils sont invités à travailler de la même façon qu’ils le feraient dans un gouvernement exclusif de leur courant politique.
Il est nécessaire de prendre conscience que les idées de gauche dans certains domaines ne sont pas forcément incompatibles avec les idées de droite dans d’autres domaines. Ne perdez pas de vue qu’un membre du gouvernement est dédié à la gestion d’un aspect bien particulier de la nation, il n’entre donc pas en conflit avec les autres puisque les responsabilités des uns et des autres sont clairement définies. Ces membres sont donc choisis avant tout pour leurs compétences et leurs capacités à répondre à certains problèmes de la société française, chacun dans son domaine. Selon les ministères, ces courants pourront agir au nom de l’individu ou de la collectivité, dans le but de satisfaire les besoins vitaux des citoyens (gestion plutôt socialiste) sans négliger la position de la France sur un marché économique international (gestion plutôt libérale).
La plupart des partis politiques ont des intentions très louables et apportent des solutions possibles à certains de nos problèmes actuels, mais tous semblent incapables de prendre des décisions difficiles (mais néanmoins nécessaires dans le contexte économique et social actuel) lorsque ces décisions vont à l’encontre de la dynamique globale de leur courant (c’est le « tout socialisme », qui débouche parfois sur de l'assistanat pur et simple, ou le « tout libéralisme », qui débouche quant à lui sur l'individualisme et un profond déséquilibre dans la répartition des richesses, sans nuance possible), peut être pour des raisons de préservation de leur électorat mais là c’est moi qui y vais de ma petite interprétation.
Pour rassembler ces différents partis autour d’une table de travail et gérer un gouvernement d’union nationale, il est dès lors indispensable que le président soit du centre, c'est-à-dire sans parti pris à gauche ou à droite, avec une réelle volonté de prendre aussi bien d’un côté que de l’autre ce qui est nécessaire pour bâtir un projet de société en phase avec le monde et qui profitera vraiment au plus grand nombre. Ce président agit alors comme chef d’orchestre en coordonnant ses ministres dans leurs activités respectives. Il est le garant du bon fonctionnement de l’union, de son maintient et de son dynamisme. Il doit donc être intègre.
Eric
19:10 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note





