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27/04/2007
2e tour : les Jeunes UDF appellent chacun à voter en conscience
Pour les Jeunes UDF, il n’est pas question d’appeler à voter pour un candidat. Nous restons fidèles à ce que nous n’avons pas cessé de répéter pendant la campagne présidentielle : tout combat politique ne doit pas nécessairement déboucher sur la soumission à l’un ou l’autre des deux camps qui depuis des années s’affrontent et paralysent l’action publique.
Les Jeunes UDF appellent chacun à voter en conscience, après lecture du programme de l’un ou de l’autre candidat. Dès aujourd’hui, nous nous mettons au travail pour construire le grand parti central dont François Bayrou a jeté les bases. Notre premier combat sera aux élections législatives, pour contribuer à porter au pouvoir une génération nouvelle.
> Lire le communiqué de presse des Jeunes UDF sur http://www.jeunes-udf.org22:30 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19/04/2007
Quelle fiabilité pour les sondages ?
Traditionnellement, les sondages sérieux sont des enquêtes dont les résultats sont "modifiés" à partir de données brutes, ces modifications ayant pour objet l'adaptation de l'échantillon afin qu'il soit réellement représentatif de la population française, par exemple en terme de catégories socioprofessionnelles. Sans ce réajustement, les données brutes ne veulent pas dire grand chose, c'est donc une étape importante, même si la fiabilité de l'échantillon est toute relative (par exemple, lorsque les enquêtes sont effectuées via téléphone fixe, qu'en est-il de tous ces jeunes qui ne sont joignables que sur téléphone portable ? Etc.).
Depuis 2002 et la surprise causée par Jean-Marie Le Pen présent au second tour des élections présidentielles alors qu'aucun sondage ne l'avait laissé présager, les instituts de sondages ont inclus une nouvelle méthode de réajustement pour contrer les éventuels "dissimulation de vérité" des sondés qui n'osent pas donner leur avis véritable, notamment pour les votes vers les extrêmes. Ainsi, les données brutes sont également modifiées pour s'ajuster vers la tendance des votes des précédentes élections. Les opinions en faveur de Le Pen sont fortement rehaussées, alors que les opinions en faveur de certains courants d'extrême gauche et en faveur du parti centriste sont revues à la baisse, par exemple. Ces nouvelles méthodes expliquent les écarts que l'on peut rencontrer d'un institut de sondage à l'autre, chacun utilisant ses propres ratios (mais ils intègrent tous le principe).
Mais ces points qu'on ajoute à l'extrême droite, il faut bien les retirer ailleurs. Les sondeurs se servent en partie de la question "êtes-vous sûr de votre choix ?" pour identifier les indécis et s'appuyer sur eux pour leurs réajustements.
Cette méthode, au demeurant très sensées, possède cependant une faille, qui peut nous intéresser dans le cas présent. On a observé ces derniers mois dans l'opinion publique un véritable bouleversement d'intention en faveur de l'UDF, le parti de François Bayrou. Les gens semblent s'intéresser à ces élections dans une proportion supérieure aux précédentes, mués par un sentiment d'urgence et de besoin que les choses évoluent. Le taux de participation sera supérieur à 2002 et beaucoup de personnes se sont penchées sur les candidats et leurs propositions plutôt que de laisser l'habitude choisir la couleur de leur vote. Ce faisant, ces gens sont entrés dans une période de remise en question et leur changement d'intention de vote s'accompagne bien souvent d'une déclaration d'indécision ou d'hésitation, ce qui n'est pas très surprenant compte tenu qu'on ne peut attendre de quelqu'un qui vient de réévaluer ses opinions de se comporter immédiatement comme s'il en était un fervent défenseur depuis toujours.
Hors, les méthodes de réajustement des instituts de sondage ont pour effet de bord d'aplanir les changements rapides d'opinion. Ceci peut permettre d'éviter les instabilités dues aux effets d'annonce et autre effets de mode temporaire et de lisser l'opinion sur une vision long terme dénuée des sautes d'humeurs périodiques. Mais dans le cas d'un véritable sursaut citoyen, d'un réel et conséquent changement d'opinion sur une courte période, les sondages s'avèrent incapables de retranscrire l'évènement. De plus, comme le changement est récent, la proportion d'indécis dans l'électorat centriste est supérieure à celui que l'on rencontre dans les gros partis tels que l'UMP. Les sondeurs transfèrent donc un nombre important des voix centristes vers le candidat du Front National depuis les données brutes, alors que le score du candidat de l'UMP évolue peu. Oui, mais... En y réfléchissant un peu, ne peut-on pas penser que les voix "cachées" du FN se dissimulent en réalité dans les données brutes du candidat de droite, Nicolas Sarkozy ? Cela impliquerait que cet électorat déguisé, qui n'avoue pas son penchant pour le FN et préfère annoncer un candidat plus modéré (quoi que...), ne déclare pas son indécision et se proclame sûr de son choix (puisque les indécis sur les données brutes de l'UMP sont faibles par rapport à ceux de l'UDF). Mais est-ce vraiment si improbable que ça ?
Finalement, le résultat du premier tour, dimanche prochain, nous permettra également de valider si la méthode des instituts de sondage est si fiable que cela, à moins que cette méthode de réajustement, qui réduit le score prévisionnel de l'UDF, ne joue elle-même un rôle important dans le choix des électeurs indécis (dont le "vote utile" est au centre des préoccupations) en les influençant et les orientant vers un candidat d'un gros parti historique...
Eric
15:25 Publié dans Présidentielle 2007 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10/04/2007
Désir d’un avenir différent
Franchement, et si on passait à autre chose ? Je suis las de subir ce drôle de manège, alors je pose la question : et si le temps était venu de bouter les belliqueux hors de nos formations, de ranger les armes et d’apprendre à s’ouvrir, à dialoguer, à annoter les livrets des partis politiques sans craindre l’hérésie et le pilori ?
Vous tous qui votez, qui soutenez telle ou telle valeur, qui militez pour telle ou telle idéologie, c’est vous le cœur de la politique française, ce n’est pas ces quelques « chefs à penser » qui se permettent de vous imposer un programme comme un tout indissociable et non comme une sommes de mesures diverses et variées. Soyez libres dans vos têtes, émancipez-vous des routes toutes tracées et prenez le temps d’admirer le paysage. S’ils vous rejettent pour votre liberté de réflexion, c’est eux-mêmes qu’ils discréditent. Battez-vous pour des valeurs, pas pour une étiquette. Gardez vos sensibilités politiques, vos couleurs, mais venez discuter avec moi, avec nous, avec eux, avec ceux qui ne sont pas déjà convertis à votre cause, afin d’enrichir le débat et d’en faire émerger un projet de société réaliste et sincère. Et si vous engagez le dialogue pour convaincre, acceptez également la possibilité d’être convaincu, car le fanatisme idéologique n’a jamais débouché sur autre chose que le conflit. La diversité des idées n’est pas synonyme de chaos, c’est une richesse !
Eric
00:15 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04/04/2007
Le contre-pouvoir dans un gouvernement d'union
J’ai vu aborder la question du contre-pouvoir soi-disant absent dans un système d’union nationale, ce qui serait extrêmement dangereux car il s’agirait de faire une sorte de chèque en bois à une majorité sans opposition, c'est-à-dire libre de ses actes, sans aucun contrôle extérieur. J'y ai réfléchi longuement car l'argument semble valable, et je ne peux en déduire qu'une chose : cette idée implique une mauvaise compréhension de la démarche de François Bayrou. En effet, rassembler n'est pas uniformiser ! Il ne s'agit pas du parti unique, comme l'a souhaité Jacques Chirac, mais bel et bien d'un travail collaboratif, comme on le rencontre souvent dans le monde de l'entreprise, une union des forces vives et des bonnes volontés de notre pays pour construire une France ouverte, solidaire et efficace, une France qui avance, une France qui cesserait enfin de se comporter comme Pénélope (référence : elle défaisait la nuit ce qu'elle tissait le jour, voir le mythe d'Ulysse). La démarche de François Bayrou, c'est de recourir à des personnalités de gauche pour mener à bien certains projets, et de recourir à des personnalités de droite pour en réaliser d'autres, des projets dont certains prennent pour priorité le bien être individuel des citoyens ou encore leur sécurité, et dont d'autres prennent pour priorité la croissance économique de la nation ou encore la valorisation de ses ressources. En ce sens, l'opposition existe toujours, les courants politiques continuent d'exister, à la différence près que chacun d'entre eux à l'occasion d'oeuvrer pour le pays sans nécessairement devoir attendre les prochaines élections. Les membres du gouvernement gardent leur liberté de penser, leur liberté de choisir, de voter, etc. J'en veux pour preuve les votes des élus UDF : il arrive qu'une partie des députés approuvent des lois alors que d'autres les rejettent, les élus ne sont pas des petits soldats bien dressés, le débat est toujours ouvert, ils ont développés l'art du consensus et lorsqu'il faut trancher c'est la majorité qui l'emporte. Chacun a sa chance de convaincre les autres, mais la décision demeure démocratique. Le contre-pouvoir ne cesse donc jamais d'exister.
Je me permets d'ajouter à cela que le véritable contre-pouvoir, à mon sens, c'est celui exercé par la population, et qu'à ce jour la démocratie française ne permet pas au peuple français d'assurer efficacement ce rôle, ce qui est fort dommage. Hors, l'UDF est un parti politique résolument démocratique, car c'est là la garanti d'un gouvernement sain.
Samenta
12:10 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





